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jeudi 11 août 2011

Weeds– Saison 1

Fiche Technique :
Weeds est une comédie américaine dont la première saison compte 10 épisodes de 26 minutes environ. Elle a été diffusée pour la première fois sur Showtime en 2005.

Synopsis :
Nancy Botwin est mère de deux enfants et vient de perdre soudainement son mari. Refusant de quitter son logement cosy du lotissement « Agrestic », Nancy se lance dans le business du canabis pour arrondir ses fins de mois.

La première saison de Weeds suit les aventures de cette néo-dealeuse atypique, de ses deux fils et plus largement d’une partie de la communauté d’Agrestic.

Critique :
Un parfum de « Desperate Houswives », pimenté d’un peu de transgression et un zeste d’original. Au cœur d’un complexe résidentiel américain, Nancy est contente de son sort au milieu des « lawyers » et « business executive » quand d‘autres se lamentent de leur semi échec et désormais manque d’ambition. Le générique de la série qui se permet de dénoncer l’uniformisation du mode de vie des banlieues américaines, outre le fait d’être remarquable, illustre l’un des aspects les plus réussis de la série : dans un monde si lisse et sans saveur où la grande question de la journée est de savoir si oui ou non on va se payer un feu tricolore à la place d’un stop, Nancy profite de ce désœuvrement qui s’encanaille à la drogue douce pour maintenir son niveau de vie après la mort de son mari.

La vie de la petite famille est bien rendue, les personnages bien campés avec un gamin, un ado et un oncle un peu encombrant. Les dealers blacks ne tombent pas (trop) dans la caricature et constituent une autre famille intéressante.

Les épisodes sont courts mais très rythmés, ça va très vite, les dialogues donnent le la en s’accélérant parfois dans une partie de ping-pong impressionnante avec d’excellentes réparties qui font très souvent mouche. On tient une bonne satire sociétale, parfois drôle, souvent dure. Et si certains personnages secondaires frôlent la caricature, le rythme des épisodes est si rapide que cela passe comme une lettre à la poste.

Spoiler :
La manière dont Nancy éduque ses enfants, son petit air coquin, sa façon de porter son sac ou de répondre à Celia. S’il n’y avait rien d’autre on pourrait dire que Mary-Louise Parker porte la série sur ses épaules.

Mais il y a les dialogues incisifs, qui viennent souvent nous surprendre à l’image de Doug et Andy qui, assis autour de la table basse du salon, s’interrogent et interrogent Lupida sur le nom de la partie de l’anatomie masculine située entre le trou du cul et les couilles, cette dernière répondant « table basse ». Il y a les enfants de Nancy, il y a Conrad et sa famille, les instants passés par Nancy dans cette famille apportent toujours de bonnes surprises et permet de voir le décalage de milieu social.

Alors on passera vite sur Doug en benêt ou la fille de Celia atteinte d’obésité infantile. Oui en 25 minutes, la série se permet parfois de tomber dans la caricature pour faire rire ou juste comme ça, sans raison. Mais globalement, c’est une première saison réussie qui installe des personnages dans une satire de la bourgeoisie américaine banlieusarde.

dimanche 13 mars 2011

Two and half men – Saison 2

Fiche Technique:
Two and half men est une comédie américaine dont la deuxième saison compte 24 épisodes de 20 minutes environ et qui a été diffusée pour la première fois sur CBS en 2004-2005.

Synopsis :
On repart sur les mêmes bases que pour la première saison avec un peu moins de Rose/Judith et un peu plus de Berta/Evelyn.

Charlie est toujours un dragueur invétéré, Alan maladroit. Les deux ont du mal avec leur mère aussi égoïste qu’envahissante. Berta, la femme de ménage au fort caractère se mêle de plus en plus aux intrigues et de ce qui ne la regarde pas.

Critique :
Jake a un an de plus mais cela ne change absolument pas son rôle ni la dynamique comique de la série qui repose toujours sur la différence entre un Alan introverti et un Charlie extraverti. Le fait qu’Alan tente de s’affirmer davantage, parfois même avec un certain succès bouscule un peu les schémas établis et ajoute à la fraîcheur.

Les personnages n’évoluent pas ni ne s’enrichissent, tout repose sur un comique de situation et de bonnes répliques. Il n’y a jamais aucun lien entre les épisodes. Les épisodes ratés sont moins nombreux et si le comique utilisé reste bien lourd, il fonctionne toujours aussi bien. Une série bien sage qui ne s’attaque à pas grand chose, qui n’a rien d’exceptionnel mais qui fait passer 20 bonnes minutes devant sa télévision à nous faire rire ou sourire. Vite vu, vite oublié. A consommer sans modération.

Spoiler :
Le premier épisode de la saison avec Elvis Costello et Sean Penn qui jouent leur propres rôles en acceptant une belle autodérision est à voir pour leur performance (le reste de l’intrigue et le rôle d’Alan d’abord rejeté puis adopté est tellement lourd qu’il en devient pénible).
L’épisode avec Dolorès, la maîtresse mentalement affectée de Jake qui finit dans le lit de Charlie et l’illustration de la série (pas le plus réussi mais le plus caricatural), s’il ne vous a pas fait rire, laisser tomber la série…
L’épisode 12 avec Jamie, l’ancienne grosse devenue belle fait par exemple parti des épisodes moins réussi. La fin de saison est également globalement moins drôle.

mercredi 5 janvier 2011

The Big Bang Theory – Saison 3

Fiche Technique:
The Big Bang Theory est une comédie américaine dont la troisième saison compte 23 épisodes de 21 minutes et qui a été diffusée pour la première fois sur CBS en 2009 et 2010.

Synopsis :
Rien de nouveau sous le soleil, toujours les mêmes 5 caractères, Leonard et Penny toujours ensembles. Aux situations de la vie de nos "geeks" préférés, s’ajoutent des épisodes à thème dont un très réussi sur le Seigneur des Anneaux.

Critique :
On tourne un peu en rond et les bonnes trouvailles succèdent aux épisodes moins drôles voire ratés. Si Big Bang reste ma série comique favorite et réussit encore à me faire franchement rire, c’est de plus en plus rare et la qualité d’ensemble de cette saison 3 s’inscrit en net retrait par rapport aux deux précédentes.

Le potentiel comique des personnages et le talent de Jim Parsons ne sont en rien en cause, c’est juste la faiblesse de certains scénarios qui pénalise la série. On verse de plus en plus dans la facilité.

Spoiler :
Faiblesses scénariques donc ? Sheldon en serveur pour trouver une solution à son problème de physique, la dispute sur les C-Men du quiz, Bernadette qui provoque la jalousie d’Howard parce qu’elle partage des intérêts scientifiques avec Leonard...

Plus dans la continuité de la série, si on comprend la nécessité à un moment de faire évoluer la relation entre Leonard et Penny l’artifice trouvé du « je t’aime » non réciproque est franchement décevant.

A contrario l’épisode où Sheldon dresse Penny avec des chocolats ou celui pour savoir qui Leonard emmènera en Suisse qui s’achève sur Raj entrant dans la chambre remplie de roses et voit Sheldon se risquer à faire une présentation power point offre de très bons moments.

jeudi 30 décembre 2010

Glee – Saison 1

Fiche Technique:
Glee est une comedy américaine dont la première saison compte 22 épisodes de 45 minutes environ et qui a été diffusée pour la première fois sur Fox en 2009-2010.

Synopsis :
Dans un lycée de l’Ohio un prof d’espagnol reprend le « Glee club » i.e. club de chant et danse. Entre les prestations des élèves (voire des adultes) qui rythment chaque épisodes, Mr Shue tente de gérer les priorités de sa vie pimentée de difficultés avec sa femme, Sue Sylvestre mène d’une main de fer ses « Cheerios » (pom-pom girls) en espérant un nouveau titre national. Et les ados sont aux prises avec les thèmes habituels des teen shows (s’affirmer ou céder à la pression sociale du milieu ambiant, découvrir et gérer sa sexualité, etc).

Critique :
Le scénario est avant tout accès sur la musique et les chorégraphies des élèves. Et c’est ce qui fait le succès de cette série, entre reprise des standards et un focus évident sur la pop contemporaine, la musique rythme les épisodes et c’est souvent réussi avec comme dans « on connait la chanson » l’utilisation de chanson pour exprimer ses sentiments du moment (souvent avec ses gros sabots) et des adaptations quelques fois très réussies.

Le reste du scénario tourne autour de la rivalité de Sue et Mr Shue et des tourments d’adolescents franchement éculés. Chaque élève a un personnage bien ancré, les rôles évoluent très peu durant la saison. On évite cependant l’écueil des intrigues interminables en plus d’être déjà vues. Très souvent un sujet est traité sur un épisode voire deux (quelques uns servent de trame de fond mais sont suffisamment bien perlés pour ne pas devenir pesants) quitte à s’offrir une fin en queue de poisson.

On a droit à tous les clichés du bien pensant américain : la black obèse qui assume, l’ado gay que le père aime malgré tout, l’ado enceinte qui refuse l’avortement, l’handicapé qui surmonte ses faiblesses via son hobby, les asiates, hyspanos et juifs de service, les diatribes sur l’amitié, à croire qu’aucun poncif ne nous sera épargné.

Au final, l’intrigue est faiblarde, sans aucune finesse ni originalité, les acteurs sont au mieux moyens, et le tout est politiquement correct à en vomir. Pourtant j’accroche à fond.

Spoiler :
Je préfère quand bon nombre de personnages restent secondaires : Mercedes apporte dans les chants mais en dehors c’est carrément dramatique et l’épisode où elle occupe une part plus importante est pour le moins laborieux. Santana en hyspano et Cherrio, « Puck » en footballeur et pseudo bad boy et Artie en handicapé volontaire versent aussi tellement dans la caricature et n’apportent en plus rien en vocal.

Finn est trop lisse pour que l’on s’attache vraiment, Brittany et ses remarques décalées de blondes stupides font sourire, mais à petite dose c’est parfait.

Reste donc Rachel et Quinn, coté ado.

Coté adulte, malgré une caricature poussée à l’extrême et les bons sentiments où l’on découvre que Sue n’est pas si méchante que cela avec sa soeur handicapée, son vote pour New Direction, le personnage apporte à la série. Mr Shue et Emma reste les meilleures personnages de la série et les moins mal joués (avec Rachel).

Le dénouement apporte aussi une certaine fraîcheur tant il semblait inévitable que New Direction batte Vocal Adrenalin et la pichnette finale de Sue est bien réussie.

Pour ce qui est des performances : pas mal de bon moments avec en favori « Don’t stop believing », la reprise de « Poker Face » et la chorégraphie de Vocal Adrénalin sur Bohemian Rapsody.

lundi 20 décembre 2010

United States of Tara - Saison 2

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Comédie américaine dont la deuxième saison a été diffusée sur Showtime en 2010. Elle compte 12 épisodes de 30 minutes.

Synopsis
Tara a repris son traitement médicamenteux et le contrôle de son corps... pour le moment. Charmaine tombe enceinte et voit sa relation avec Nick (et Neil) évoluer. Marshall avance sur la découverte de la sexualité et Kate, fraîchement diplômée, arrondie ses fins de mois avec un job de télémarketrice.

Critique
Bizarrement le début de cette saison est également un peu lent, mais dès le deuxième épisode on est au coeur de l’action. Tara progresse sur la compréhension d’elle-même alors que l’on pouvait craindre que seul une regression puisse permettre de justifier la prolongation de la série, il n’en est rien. Les enfants gagnent encore en épaisseur. On évite la plupart des clichés et les nouveaux avatars sont merveilleusement trouvés. Au-delà du personnage de Tara, Kate et Charmaine trouvent pleinement leur place dans cette saison.

En naviguant aux frontières de la folie, nous voilà une nouvelle fois plongés dans la middle class américaine. Plongée que les scénaristes et les acteurs rendent aussi agréable qu’instructive.

Une deuxième saison bien meilleure que la première.

Spoiler
On attend durant tout le premier épisode que Tara transitionne. On se demande ce qui va causer cette régression et le suicide de la maison d’en face semble orienter la série vers la voie décevante que l’on craignait. Et puis tout s’accélère, Buck qui tombe amoureux, Charmaine enceinte non de son fiancé mais de Neil. Et alors on attend les nouveaux avatars comme promis par la bande annonce et puis rien et comme l’intrigue décolle autour de Buck, on s’y laisse prendre. L’arrivée de Shoshana est aussi surprenante que réussie. Les difficultés de couple (même si l’épisode où Max couche avec Pammy tombe dans la facilité pour rien) et la façon qu’ont les enfants de réagir sont clairement réussis.

L’épisode de la Tornade est central dans la saison, outre le jeu d’acteur remarquable de Toni Colette, la séance de vérité façonne l’intrigue de cette saison, jusqu’à l’apothéose réussie du mariage avorté de Charmaine.

jeudi 7 octobre 2010

Two and a Half Men – Saison 1

Fiche Technique:
Two and a Half Men est une comédie américaine, diffusée pour la première fois sur CBS en 2003. La première saison compte 24 épisodes d’environ 20 minutes.

Synopsis:
Charlie est célibataire et vit confortablement dans une maison au bord de la mer grâce aux royalties des jingles de pub qu’il écrit.

Son frère, Alan, emménage avec lui quand sa femme le quitte.

Jack le fils d’Alan qui a une dizaine année passe les WE avec eux.

Critique:
Rien de neuf sous le soleil : un dragueur invétéré, l’opposition de style entre Charlie, le gars cool et Alan, plutôt coincé et franchement mal à l’aise avec la gente féminine, et un enfant, souvent beaucoup plus malin et avancé qu’il n’y a parait. Le tout sur un grand network américain…

Ca ressemble à une belle accumulation de clichés et à des situations et des gags éculés depuis plusieurs décennies.

Alors on n’échappe pas à certaines caricatures et facilités. On a droit à un comique qui à la légèreté d’un éléphant dans un magasin de porcelaine et on risque de chercher le second degré assez longtemps. Mais on accroche quand même volontiers.

Si ce n’est ni un chef d’oeuvre ni même la série comique du moment, on atteint pas huit saisons (série en cours) par hasard et les quelques 15 à 20 millions de téléspectateurs américains ne sont pas restés fidèles à la série sans raisons. Les gags fonctionnent, les acteurs sont bons (tant Charlie dans ses bermudas et chemises improbables qui donnent à s’interroger sur ses succès féminins qu’Alan en frère névrosé ; la mère et Judith, l’ex femme d’Alan sont également très bons). Plus surprenant la série se renouvelle très bien d’un épisode à l’autre et quasiment tous les épisodes sont amusants. Et tant pis si une heure après le visionnage on ne s’en souvient plus. Pendant 20 minutes, on a rit ou au moins sourit.

Spoiler :
Il est vain de décrire la trame et ce qui m’a plu. Chaque épisode est indépendant. J’ai particulièrement bien aimé l’épisode 4 "If I Can't Write My Chocolate Song, I'm Going to Take a Nap" celui où Conchita veut démissionner, l’épisode 10 ("Merry Thanksgiving") où Charlie tente à tout prix de passer pour familiale dans le seul but de séduire une fille, ou encore les deux épisodes avec Frankie ("Round One to the Hot Crazy Chick" et "That Was Saliva, Alan").