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mardi 27 décembre 2011

Weeds - saison 2

Ficher Technique
Comédie dont la deuxième saison a été diffusée sur Showtime en 2006 et compte 12 épisodes de 26 minutes.

Synopsis
Nancy tente de franchir un cap en se structurant en un véritable commerce organisé. Mais ses associés sont tous des incapables à l’image de son beau-frère. Seul Conrad garde les pieds sur terre. Le beau Peter qu’elle découvre être un agent de la DEA (les stups américains) va compliquer encore un peu les choses.

Il y a également une montagne d’intrigues parallèles plus ou moins sans rapport avec l’intrigue principale et pas mal de nouveaux personnages.

Critique
La série perd toute crédibilité assez vite dans la saison : comment une fille aussi maligne et prudente que Nancy peut vouloir faire cavalier seul dans un milieu aussi dangereux et surtout en s’entourant d’une telle bande d’incapable ?

Que son beau frère qui tape l’incruste joue son rôle de belle gueule je m’en foutiste au cœur tendre, passe encore. Qu’on le mette en scène avec autant de problèmes, ca devient une grosse ficelle un peu pesante. Mais que Doug et les enfants s’y mêlent, que Peter se trouve enfermé dans ce rôle d'amoureux transit et on a quitté la grosse ficelle pour verser dans le burlesque.

Celia et son intrigue parallèle avec sa fille en rajoute une couche. Et quand le tout sombre corps et bien dans un final rocambolesque, absurde sans pour autant être drôle… On a une série qui offre des personnages incohérents, un délire qui me laisse froid, incapable de m’arracher un sourire ou une quelconque émotion. Dommage car après une première saison enlevée, je referme cette deuxième saison avec une vraie motivation pour ne jamais ouvrir la troisième.

Spoiler
Le mariage me semblait le point d’orgue de l’absurde facilité avec laquelle les auteurs se dépêtrent d’une situation qu’ils semblent avoir construites sans raison juste pour faire avancer l’intrigue quelque part.

Les arcs narratifs secondaires de la soudaine fortune de la fille de Celia, de la solitude acariâtre de cette dernière ou du dépucelage de Shane ne font qu’enfoncer la série dans un mauvais goût simple sans plus de message, d’arrière pensée ou de rebondissement intéressant.

Avec le sommet du dénouement ou Peter débarrasse sa femme de sa menace après un ridicule huit clos entre les associés incapables dont s’est entourés Nancy.

Pitoyable.

jeudi 11 août 2011

Weeds– Saison 1

Fiche Technique :
Weeds est une comédie américaine dont la première saison compte 10 épisodes de 26 minutes environ. Elle a été diffusée pour la première fois sur Showtime en 2005.

Synopsis :
Nancy Botwin est mère de deux enfants et vient de perdre soudainement son mari. Refusant de quitter son logement cosy du lotissement « Agrestic », Nancy se lance dans le business du canabis pour arrondir ses fins de mois.

La première saison de Weeds suit les aventures de cette néo-dealeuse atypique, de ses deux fils et plus largement d’une partie de la communauté d’Agrestic.

Critique :
Un parfum de « Desperate Houswives », pimenté d’un peu de transgression et un zeste d’original. Au cœur d’un complexe résidentiel américain, Nancy est contente de son sort au milieu des « lawyers » et « business executive » quand d‘autres se lamentent de leur semi échec et désormais manque d’ambition. Le générique de la série qui se permet de dénoncer l’uniformisation du mode de vie des banlieues américaines, outre le fait d’être remarquable, illustre l’un des aspects les plus réussis de la série : dans un monde si lisse et sans saveur où la grande question de la journée est de savoir si oui ou non on va se payer un feu tricolore à la place d’un stop, Nancy profite de ce désœuvrement qui s’encanaille à la drogue douce pour maintenir son niveau de vie après la mort de son mari.

La vie de la petite famille est bien rendue, les personnages bien campés avec un gamin, un ado et un oncle un peu encombrant. Les dealers blacks ne tombent pas (trop) dans la caricature et constituent une autre famille intéressante.

Les épisodes sont courts mais très rythmés, ça va très vite, les dialogues donnent le la en s’accélérant parfois dans une partie de ping-pong impressionnante avec d’excellentes réparties qui font très souvent mouche. On tient une bonne satire sociétale, parfois drôle, souvent dure. Et si certains personnages secondaires frôlent la caricature, le rythme des épisodes est si rapide que cela passe comme une lettre à la poste.

Spoiler :
La manière dont Nancy éduque ses enfants, son petit air coquin, sa façon de porter son sac ou de répondre à Celia. S’il n’y avait rien d’autre on pourrait dire que Mary-Louise Parker porte la série sur ses épaules.

Mais il y a les dialogues incisifs, qui viennent souvent nous surprendre à l’image de Doug et Andy qui, assis autour de la table basse du salon, s’interrogent et interrogent Lupida sur le nom de la partie de l’anatomie masculine située entre le trou du cul et les couilles, cette dernière répondant « table basse ». Il y a les enfants de Nancy, il y a Conrad et sa famille, les instants passés par Nancy dans cette famille apportent toujours de bonnes surprises et permet de voir le décalage de milieu social.

Alors on passera vite sur Doug en benêt ou la fille de Celia atteinte d’obésité infantile. Oui en 25 minutes, la série se permet parfois de tomber dans la caricature pour faire rire ou juste comme ça, sans raison. Mais globalement, c’est une première saison réussie qui installe des personnages dans une satire de la bourgeoisie américaine banlieusarde.