lundi 2 janvier 2012

Damages - Saison 1

Fiche Technique:
Damage est un drama américain dont la première saison compte 13 épisodes de 42 minutes environ. Elle a été diffusée pour la première fois sur FX Network en 2007.

Synopsis :
La serie s’ouvre sur une scène ou Ellen Parsons, à moitié nue et complètement ensanglantée, erre, terrifiée, dans les rues de New-York, sous le regard éberlué des passants. Un flashforward d’un mois avant que la série ne débute vraiment.

Ellen Parsons est fiancée à un brillant médecin, David et récemment engagée au sein du prestigieux cabinet d'avocats new-yorkais Hewes & Associés, dirigé d'une main de fer par Patty Hewes. Patty a un coté insondable et redoutable et semble prête à tout pour faire gagner sa (bonne) cause. Le « cas » du moment ? Faire tomber Arthur Frobisher, un homme d'affaires, qu'elle accuse d'escroquerie au détriment de ses 5000 employés.

A chaque épisode, on avance de quelques instants dans le flashforward et de quelques jours dans l’intrigue qui se rapproche petit à petit du moment critique.

Critique :
Damages combine de vieilles recettes : Thriller aux personnages aussi intelligents que manipulateurs ; série judiciaire qui s’attarde dans les méandres de la justice américaine et de ses acteurs ; flashforward pour livrer des indices et nous tenir en haleine.

Tout est extrêmement bien foutu, l‘intrigue tient la route et les indices ne permettent pas de prévoir les nombreux rebondissements et surprises qui nous sont distillées au fil des épisodes. Le format est court tant sur les épisodes que sur la saison. On ne va pas souffler une seconde. Les scénaristes prennent pourtant le temps de construire des moments de pures tentions dans la lignée des plus grands Thrillers américains.

Le trio des personnages majeurs : Arthur, Ellen et bien sur Patty se révèlent plein de surprise. Tous supérieurement intelligents, tous diaboliquement complexes et dévoilés petit à petit par petites touches comme un effeuillage qui durerait indéfiniment. Les trois acteurs, respectivement Ted Danson, Rose Byrne et Glenn Close, tiennent leur rôle à la perfection.

Jusqu’au générique qui est réussi.

Tout va parfois trop vite, et pourtant du fait du flashforward pas assez. On passe des parties entières d’épisodes à se demander ce qui se passe. « Pourquoi » semble le seul mot qu’un téléspectateur ait à la bouche. Et pourtant à la fin on à l’impression d’avoir tout compris.

Je ne mettrais pas ma main au feu qu’un deuxième visionnage ne fasse pas apparaître quelques incohérences et/ou facilité/trucage de narration. Je finis les 13 épisodes en me disant que c’est un peu trop : trop de trahisons, trop de secrets, trop de rebondissements imprévisibles. Et pourtant sans rien trouver de révolutionnaire à la série, force m’est de constater qu’elle est drôlement bien fichue et fichtrement captivante.

Spoiler :
Le point d’orgue est la trahison de Patty. On sait depuis longtemps que David va mourir, mais le découplage entre la responsabilité de Frobisher d’un coté et de Patty dans la tentative de meurtre d’Ellen de l’autre est la vraie trouvaille de la saison.

On découvre enfin une faille chez Patty.

Pour le reste les rebondissements sont dans l’ensemble crédibles (à l’image des revirements et atermoiements d’un David).

Mais trop nombreux et trop imprédictibles ils s’enchaînent à en perdre le téléspectateur. Le faux licenciement de Tom illustre cette surcomplexité qui vire presque à l’absurde tant les scénaristes veulent nous perdre en route pour mieux nous captiver.

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